Il y a des moments dans la vie d'une Sentinelle où l'on se demande si l'usurpateur possède un sens de l'ironie ou s'il a simplement sauté l'étape du bon sens lors de sa formation de "brouteur débutant".
Aujourd'hui, j'ai reçu le Saint-Graal du ridicule. Un petit message privé d'un prétendu "Sebb" (oui, avec deux 'b', parce que c'est sans doute plus prestigieux) me remerciant pour mon soutien. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil de l'arnaque. Mais la suite est un chef-d'œuvre.
🎭 Le secret le mieux gardé du Web
Mon nouvel ami "Sebb" m'invite à le rejoindre sur Telegram. Pourquoi ? Pour « converser davantage », pardi ! Mais avec une consigne stricte, murmurée numériquement : "Make sure you do not share" (Assure-toi de ne pas partager).
C’est là que j'ai eu un fou rire.
Demander à une blogueuse qui traque les arnaques, qui décortique les flux financiers et qui vient de franchir la barre des 4 000 vues, de « ne pas partager », c'est un peu comme :
Demander à un coq de ne pas chanter à l'aube.
Demander à une frite belge de ne pas être croustillante.
Demander à Il Divo de chanter sans micro au milieu d'un stade.
🛡️ Cher "Sebb" de pacotille...
Tu voulais de la discrétion ? Dommage. Ton invitation vient de devenir le sujet d'étude de milliers de personnes. Ton lien « privé » est désormais sous la loupe de la Sentinelle.
Ce que tu n'as pas compris, c'est que le « Secret » est ton seul fonds de commerce. Une fois que la lumière est allumée, ton Telegram « Official » ressemble à ce qu'il est vraiment : une ruelle sombre et mal famée où tu espères dépouiller les imprudents.
💡 Le mot de la fin
La prochaine fois que vous recevrez une invitation « exclusive » assortie d'une demande de silence, rappelez-vous : la vérité n'a pas besoin de se cacher dans les recoins de Telegram ou de Zangi. Si c'est un secret, c'est une alerte. Si c'est discret, c'est suspect.
Quant à moi, je retourne à mes stats. On est à plus de 4 000, et je compte bien partager chaque « secret » que vous aurez l'audace de m'envoyer.
Merci pour l'inspiration, "Sebb". C’était gratuit, et surtout, c'était brillant !