Avant de développer ce sujet, rappelons qu'on est toujours dans le cadres d'arnaques à la célébrité liées à Il Divo...
Lorsque l'arnaque atteint un stade avancé, notamment dans les grandes escroqueries financières ou aux sentiments, les escrocs sont souvent amenés à fournir de fausses "preuves" ou "documents officiels" pour vaincre le scepticisme de la victime.
Ceci est particulièrement vrai pour les escroqueries de type "Pig Butchering" ou les demandes de fonds urgentes. Pour être crédible, le faux profil (prétendant être Sébastien Izambard, son manager, ou un avocat) doit présenter un certain niveau de professionnalisme.
Les arnaqueurs qui usurpent l'identité de célébrités et de leurs équipes utilisent plusieurs méthodes pour obtenir des modèles de documents à contrefaire. La liste ci-dessous est loin d'être exhaustive, et sera complétée ultérieurement.
1. La recherche sur le "Dark Web" et les forums criminels
C'est la source la plus professionnelle et la plus dangereuse :
Vente de modèles de haute qualité : sur les marchés noirs du dark web et les forums de cybercriminalité, des kits d'arnaque complets sont vendus. Ces kits peuvent inclure :
des modèles de faux passeports ou cartes d'identité vierges (prêts à insérer le visage du membre d'Il Divo et les informations de l'arnaqueur).
des modèles de fausses factures d'hôtel, de billets d'avion ou de frais médicaux (facilement modifiables avec les montants demandés).
des modèles de lettres à en-tête d'avocat ou de notaire (pour les arnaques d'héritage ou de transaction majeure).
Services de falsification : certains services sur ces plateformes offrent même la falsification sur mesure : l'arnaqueur fournit une photo et les informations, et le faussaire lui livre un document d'identité numérique très réaliste.
2. Le phishing réussi ailleurs
Les documents utilisés par les arnaqueurs ne viennent pas toujours de la célébrité elle-même, mais de victimes de phishing antérieures :
Piratage de comptes : l'arnaqueur pirate des boîtes e-mail (professionnelles ou personnelles) et récupère des documents légitimes (contrats de services, factures de prestataires, en-têtes de lettres) qui ont été envoyés légalement.
Réutilisation de fraudes antérieures : si un arnaqueur réussit un phishing contre une entreprise (comme une arnaque au PDG), il peut récupérer les en-têtes et logos de cette entreprise, et les réutiliser plus tard dans une arnaque contre des particuliers.
3. La recherche ouverte (OSINT - Open Source Intelligence)
C'est souvent la méthode la plus simple et la plus courante pour les arnaqueurs de niveau inférieur :
Sites Web publics : les arnaqueurs parcourent les sites Web officiels des organisations qu'ils souhaitent usurper (banques, autorités, cabinets d'avocats) pour trouver des logos en haute résolution, des signatures numérisées ou des modèles de formulaires qui peuvent être modifiés.
Recherche de photos de documents : une recherche simple sur Internet peut révéler des photos de passeports (souvent floutées, mais donnant le format) ou de documents officiels postées par des utilisateurs imprudents ou par des journalistes pour illustrer des articles. L'arnaqueur utilise ensuite un logiciel de retouche (Photoshop ou équivalent) pour y insérer les informations de la célébrité.
Les médias sociaux : des employés ou des partenaires imprudents des maisons de disques, des agences de voyage, ou des avocats postent parfois accidentellement des photos montrant un coin de document confidentiel qui donne des indices sur le format ou la police de caractère.
Le niveau de sophistication de l'arnaque que vous rencontrez est directement lié à la qualité des faux documents que l'escroc est capable de produire.
Si un faux profil de Sébastien Izambard envoie une photo de passeport grossièrement recadrée, il s'agit probablement d'un arnaqueur de bas niveau. Si, en revanche, il produit une fausse lettre d'avocat avec un tampon officiel d'apparence professionnelle, l'opération est probablement soutenue par un réseau de cybercriminalité beaucoup plus organisé, potentiellement lié aux grandes fermes à arnaques ou aux réseaux de faussaires spécialisés.
En conclusion, la qualité des faux documents est un excellent indicateur du niveau de sophistication du réseau criminel : les faux grossiers sont l'œuvre d'escrocs "artisanaux", tandis que les documents très réalistes proviennent de l'écosystème du crime organisé sur le Dark Web.
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